Vive les audiobooks !

Pour un gros lecteur, il était peut-être difficile d’accepter de lire différemment.

Cela faisait pourtant longtemps que j’étais passé au livre électronique, d’abord par l’intermédiaire de simples pdfs à lire sur son ordinateur – à une époque, j’avais même aidé la bibliothèque des classiques des sciences sociales à s’efforcer de numériser et mettre en ligne les pdfs des auteurs du domaine public.

J’étais ensuite passé aux liseuses – amazon, kobo ou sony, puis également à la lecture sur téléphone portable – notamment avec l’application de feedbooks.

Mais je n’avais jamais fait le saut vers l’audiobook.

Or, j’ai profité de 2022 pour me remettre à la course à pied, en écoutant d’abord de la musique, puis des podcats, et finalement…

… cela faisait longtemps que j’avais envie de lire 1Q84 de Haruki Murakami que m’avais conseillé une amie.

Mais avec presque 1200 pages à lire, c’est un texte impressionnant, et pour lequel il faut malgré tout pouvoir dégager du temps.

Cela m’a convaincu de tester « pour voir » comme on pourrait presque dire.

Quelle agréable surprise.

Certes c’est plus lent, certes c’est un peu différent, mais in fine cela ne pose aucun problème, aucune difficulté.

A l’usage, je comprends aujourd’hui que les audiobooks peuvent toucher autant les insomniaques, le propriétaires de chiens, les sportifs, les routiers ou ceux qui font de longs trajets en voiture, bref tous ceux qui cherchent à se distraire intelligement.

Cela rejoint bien sur le retour croissant des médias destinés à l’écoute tels que les podcasts – le media qui affiche la plus forte croissante aujourd’hui, ou les horribles notes audios que les gens laisssent sur Whastapp ou ailleurs – alors qu’on pouvait espérer en avoir enfin fini avec les messageries vocales.

Hormis le fait que c’est plus lent – mais qu’on peut faire autre chose en même temps, je n’ai trouvé aucune différence entre le livre et l’audiobook.

D’ailleurs, une étude de Beth Rogowsky, professeure à l’Université de Philadelphie, proposait aux étudiants de lire un livre de non-fiction ou d’en écouter la version audio.

Bilan : aucune différence significative ni en termes de quantité, ni en termes de qualité.

Après tout, on ne peut que se réjouir d’avoir désormais encore plus de moyens de pouvoir lire.

Après 1Q84, j’en ai profité pour lire Connemara de Nicolas Matthieu, Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar et finalement Leonard de Vinci de Walter Isaacson.

A chaque fois, le plaisir était là.

Et j’ai pu profiter du temps gagné pour lire encore autre chose, de façon plus traditionnelle cette fois-ci.

Donc pour tous ceux qui ne s’y sont pas encore mis, à votre tour.