Dans Business Insider : « comment Andy Rubin a créé Android »

Excellent, fantastique, superbe papier revenant sur la carrière d’Andy Rubin, le créateur d’Android. Une des leçons à retenir, c’est que pour réussir sa startup, il vaut mieux avoir travaillé dans d’autres startups auparavant. Pour Andy Rubin, il était passé par Carl Zeiss et Apple, et avait déjà créé Danger – les inventeurs de l’excellent Sidekick de T-Mobile. Il est maintenant dans la robotique et n’a plus de mal à payer son loyer.

Passionnant…

http://uk.businessinsider.com/how-android-was-created-2015-3?r=US

L’histoire fascinante de la création de Google Scholar par Anurag Acharya

The Gentleman Who Made Scholar — Backchannel — Medium

L’histoire de l’innovation révèle toujours des personnalités fascinantes, surtout quand elle est racontée par Steven Levy :

  • Google Scholar a 10 ans – déjà
  • Anurag Acharya est arrivé aux USA pour son doctorat, et il est resté comme professeur à Berkeley, puis comme ingénieur chez Google – ça a l’air plus sympa qu’un post-doc sous-payé en France
  • Anurag Acharya était un spécialiste de l’indexation, il a sur-innové en inventant une meilleure indexation dans un autre secteur que le search grand public – on peut donc continuer à innover dans des secteurs où les jeux semblent faits – search, réseaux sociaux, tchats, emails, etc.
  • Anurag Acharya a été encouragé à travailler directement sur un prototype, et c’est ce prototype qui a été mis en ligne en 2004
  • Il a continué à compléter le produit après le lancement, en passant des accord avec les fonds privés d’articles scientifiques, en améliorant le support multilingue, en affinant la précision des informations disponibles, etc.

Le plus fascinant c’est l’impression de facilité qui se dégage de la création de Google Scholar. À aucun moment Anurag Acharya ne parle de budget, de délais ou même de volume de données indexées. De deux choses l’une. A l’entendre, ça n’a pas du couter très cher et il fallait juste laisser la liberté à quelqu’un de le faire – ce qui implique peut-être de le payer correctement.

Quelle différence d’attitude et de présentation avec ce que l’on voit par chez nous où tout ça ce serait transformé en un projet doté d’un budget, confié à une société de développement, avec des partenariats compliqués, une gouvernance enkystée, des échéances politiques, etc.

Mais encore une fois, et c’est ce que dit Eric Schmidt dans How Google Works, pour arriver à ce niveau de facilité et de dynamisme, il faut peut-être commencer par donner les moyens aux talents créatif de porter leurs projets par eux-mêmes.

L’article est ici : The Gentleman Who Made Scholar — Backchannel — Medium.

La triste histoire de Silicon Graphics

Qui n’a pas rêvé devant les photos des stations de travail  qu’on pouvait voir passer dans les magazines d’informatique ?

Back in July, 1995, no computer maker was flying higher than Silicon Graphics Inc. Its dazzling three-dimensional graphics computers had a starring role animating the fearsome dinosaurs in Jurassic Park. Nintendo was using the same technology to give the Mario Brothers a face-lift and to design a new generation of arcade-like game machines. And sales were soaring. For the fiscal year ended that June 30, revenue skyrocketed 45%, to $2.2 billion–far outpacing all rivals. To top it off, CEO Edward R. McCracken was a White House regular, hobnobbing with Bill Clinton and Al Gore. SGI’s sexy image prompted a Wall Street analyst to label it  »the new Apple. »

L’histoire ou l’épistémologie de l’innovation, voilà une matière qui devrait commencer à être enseignée quelque part – ça l’est peut-être d’ailleurs.

 

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