Sur l’hystérie de la vaccination obligatoire des soignants – et de la population générale

Depuis plusieurs jours voire parfois plusieurs semaines, on entend de plus en plus de personnes s’exprimer en faveur de la vaccination obligatoire – des soignants pour commencer, mais aussi de la population en général.

En parallèle, on improvise un véritable festival aux sanctions et aux interdictions diverses : interdiction des sorties et des voyages, mais aussi interdiction d’exercer sa profession, amendes, etc.

Avant toute chose, il est important de rappeler que la vaccination progresse déjà en France et qu’elle devrait atteindre les 60% de la population d’ici fin juillet, et probablement les 80% d’ici fin septembre.

Ces prévisions sont tout à fait réalistes.

En effet, selon Covid Tracker, à la date du 5 juillet 2021, 50.69% des Français ont reçu au moins une dose de vaccin, 34.05% ont reçu toutes les doses requises. Pour vacciner l’ensemble de la population adulte (52 millions de personnes) d’ici à août 2021, il faudrait injecter 581 893 doses chaque jour. Au rythme actuel tel que calculé sur les quinze derniers jours, l’objectif de vacciner 100% de la population adulte serait atteint le 2 novembre 2021.

A ce compte, il convient d’ajouter que la vaccination est particulièrement suivie chez les personnes à risque – déjà plus de 80% de vaccination chez les personnes de plus de 65 ans.

Du coup, pourquoi rendre le vaccin obligatoire ?

Pour accélérer ?

Parce qu’on pense vraiment qu’il est possible d’aller plus vite que 100% début novembre ?

Autrement dit, on peine à comprendre les inquiétudes, et surtout l’aggressivité et la dureté caractéristiques des propos défendus par les tenants de la vaccination obligatoire.

D’où le sentiment qu’il ne s’agit non pas d’une démarche motivée par une information et des recherches à caractère scientifique, mais bien plutôt d’une forme de phénomène de foule – une forme de relâchement collectif visant à désigner des boucs émissaires pour pouvoir un peu se décharger sur eux.

Car on imagine sans peine les scènes qui risquent de se dérouler en cas de mise en oeuvre d’une obligation vaccinale.

Ce seront des résistances, des personnes en larmes, des personnes forcées à se faire vacciner, des mesures d’éloignement, des privations ressenties comme autant d’injustices, etc. Autant de violences qui se révéleront à la fois physiques et morales.

Quelles que soient les raisons qui poussent les récalcitrants à refuser de se faire vacciner, la situation sera inacceptable.

C’est d’ailleurs toute l’ambiguité de l’exemple de la vaccination obligatoire des soignants, laquelle est typique de ce droit français mou sans être flexible – ces normes juridiques où l’on se contente de poser des principes sans pour autant s’assurer de leur effectivité.

Jusqu’au jour où l’on se rend compte que ces principes n’auraient peut-être jamais dû être posés en premier lieu.

Les obligations vaccinales pour les professionnels sont notamment régies aux articles L3111-1 et suivants du Code de la santé publique.

Pour revenir un peu en arrière, la vaccination en France a un peu plus de deux siècles et l’obligation vaccinale n’existe que depuis 1902. Afin d’éviter un rejet de la population face à une démarche qui reste médicale, et donc porteuse de risques, l’approche française a toujours été prudente.

Seuls 11 vaccins sont aujourd’hui obligatoires pour les enfants, et 3 vaccins pour certaines catégories de professionnels – la grippe et la fièvre typhoide ayant été suspendus.

Il existe bien sur également certains vaccins obligatoires avant des déplacements à l’étranger.

Saisi en 2019 pour rejeter l’obligation des 11 vaccins, le Conseil d’État a déjà estimé que le vaccin :

« ne méconnaît pas le droit à l’intégrité physique et au respect de la vie privée, compte tenu de la gravité des maladies, de l’efficacité de ces vaccins et de la nécessité de les rendre obligatoires pour atteindre une couverture vaccinale satisfaisante pour l’ensemble de la population ».

Conseil d’Etat, 6 mai 2019, 419242

Autrement dit, les vaccins présentent un rapport entre bénéfices et risques favorable.

Sauf qu’on parle là de vaccins obligatoires uniquement pour les enfants.

Et qu’il s’agit de vaccins déjà bien connus, testés et éprouvés.

Quant au Conseil constitutionnel, saisi par exemple en 2015, il avait botté en touche en estimant :

« il n’appartient pas au Conseil constitutionnel, qui ne dispose pas d’un pouvoir général d’appréciation et de décision de même nature que celui du Parlement, de remettre en cause, au regard de l’état des connaissances scientifiques, les dispositions prises par le législateur ni de rechercher si l’objectif de protection de la santé que s’est assigné le législateur aurait pu être atteint par d’autres voies, dès lors que les modalités retenues par la loi ne sont pas manifestement inappropriées à l’objectif visé »

Conseil constitutionnel, 20 Mars 2015 – n° 2015-458 QPC

Là encore, il s’agissait de vaccins pour les enfants.

Juridiquement, il est tout à fait possible d’augmenter le nombre de vaccins obligatoires pour les professionnels, voire d’étendre l’obligation à l’ensemble de la population.

L’article L3131-1 du Code de la Santé publique, modifié par une loi du 31 mai 2021 relative à la gestion de la sortie de crise sanitaire, prévoit déjà que :

« en cas de menace sanitaire grave appelant des mesures d’urgence, notamment en cas de menace d’épidémie, le ministre chargé de la Santé peut, par arrêté motivé, dans l’intérêt de la santé publique et aux seules fins de prévenir et de limiter les conséquences de cette menace sur la santé de la population, prescrire toute mesure réglementaire ou individuelle relative à l’organisation et au fonctionnement du système de santé ».

L’extension des obligations vaccinales pour les professionnels et la population pourrait donc être prévue.

Reste à voir si elle serait cette fois-ci jugée conforme au respect du droit à l’intégrité physique et au droit à la vie privée – sans parler de la liberté de conscience qui n’a pour l’instant jamais été mis en avant.

On peut en douter fortement.

Il faudrait ensuite imaginer des sanctions.

En effet, celles qui existent sont à la fois limitées et visiblement destinées à des situations plutôt exceptionnelles.

Les sanctions pénales ont été exclues.

Grosso modo, on peut aujourd’hui seulement licencier les personnels refusant de se faire vacciner.

Mais d’une part, ca ne touchera pas les médecins ou les professionels de santé libéraux.

D’autre part, ca ne touchera pas non plus le reste de la population.

Et là que faire ?

Comme je le disais plus haut, chacun laisse libre cours à son imagination – interdictions, punitions, etc., en faisant comme si de telles sanctions allaient pouvoir être applicables en pratique.

Les sanctions sont pourtant assez rares.

Il est assez évident que les obligations aujourd’hui présentes sont d’abord des textes de principe, même s’ils peuvent justifier d’éventuels licenciements quand la situation devient suffisamment difficile.

En pratique, l’obligation vaccinale est un fantasme.

En 2014, une étude recensée par la Haute Autorité de Santé indiquait que non seulement, seule 56,5 % de la population serait favorable à l’obligation vaccinale, mais encore que plus le niveau d’études est élevé, moins les personnes seraient favorables à l’obligation – chez les médecins on tombe même à 42% seulement.

Et pour cause, toute obligation vaccinale induirait des difficultés tenant :

  • Au rejet des vaccins que peut susciter l’obligation dès lors qu’ils sont présentés comme en opposition à des libertés publiques ;
  • Aux effets indésirables qui ne sont pas anodins et qui peuvent s’accompagner d’erreurs variées quant à leur administration ;
  • Aux conséquences sur l’emploi – puisque la sanction principale est le licenciement, notamment en période de tension – est-t-il vraiment opportun de refuser des médecins en période de pandémie parce qu’ils ne seraient pas vaccinés ?

Fin 2020 la Haute Autorité de Santé a déjà écarté l’obligation vaccinale pour trois raisons :

  • il faut un certain temps pour connaître les risques des vaccins ;
  • il faut disposer de suffisamment de vaccins et de l’infrastructure pour les administrer ;
  • l’obligation ne peut intervenir que si la persuasion ne suffit pas.

On ne voit pas ce qui aurait changé.

Dans son nouvel avis de juin 2021 qui donne à tort l’impression de faire marche arrière, elle recommande de commencer à se préparer à la vaccination obligatoire des soignants, mais elle subordonne toujours cette mesure à une intense campagne d’information préalable.

Celle-ci devant nécessairement durer plusieurs semaines et les seuils de vaccination ayant de bonnes chances d’avoir été atteint d’ici là.

Autant dire que c’est une façon d’écarter la vaccination obligatoire des soignants sans le dire.

La Haute Autorité de Santé n’aborde même pas la question de la vaccination obligatoire de la population générale.

Et pour cause, il faut répeter qu’il y aurait d’infinies difficultés à la faire respecter si ce n’est par la violence et par des privations supplémentaires.

Le tout alors que rien ne permet d’affirmer que cela accélérerait la mise en place de la couverture nationale qui semble aujourd’hui se faire naturellement.

Et sans bien sur qu’on ne prenne en compte les différents effets négatifs des vaccins.

A vrai dire, on en vient à rejoindre ceux qui comme Seb Musset dénoncent cette éditorialiation politique des vaccinés contre les non-vaccinés, et quelque soit l’angle sous lequel on aborde le problème, on en revient à la question de la violence publique, du primat artificiel de la politique et du besoin permanent de culpabiliser autant que possible certaines catégories de la population.

Mais ca n’en fait pas un remède en matière de santé publique.

A cet égard, il est particulièrement pervers de pointer du doigt les soignants, lesquels se sont particulièrement sacrifiés depuis le début de la pandémie, et ce alors qu’ils sont déjà largement plus vaccinés que le reste de la population et qu’ils sont extrêmement respectueux des gestes de protection.

A vrai dire, un peu comme pour le vote électronique, on a le sentiment que c’est une fausse solution à un faux problème.

Sauf si bien sur l’objectif est de réussir à finir par monter la population contre ses soignants.

edit : sur le même sujet dans Libé, ou les soignants rétifs aux vaccins annoncent justement qu’ils préfèreront quitter leur poste et dénoncent une violence à leur égard

Sur la culpabilisation des abstentionnistes – et la violence de l’élection présidentielle à venir

Avec plus de 66% d’abstention, ces élections 2022 n’auront réussi à attirer qu’un seul électeur sur quatre, établissant ainsi un triste record.

Face à ce qui représente un échec violent pour l’ensemble de la classe politique française, réactions relèvent pourtant des variations autour du déni, utilisant pour cela le sarcasme, la culpabilisation voire le mépris.

D’une part, cela tient nécessairement à la très mauvaise préparation qui semble avoir accompagnée ce scrutin (pas d’envoi des profession de foi, pas de bulletins, etc.).

Dans un thread très suivi, Guillaume Champeau s’est par exemple exprimé publiquement en indiquant que c’est ce qui l’avait convaincu de s’abstenir de voter.

Ce niveau d’abstention aussi nécessairement à ce que les français ne comprennent rien à cet échelon techno-administratif de la décentralisation que représentent aujourd’hui les régions et les départements. Pour tout dire, ils le comprennent désormais encore moins qu’ils ne comprennent l’Union Européenne puisque les précédents records d’abstention hors période de covid étaient ceux des élections européennes de 2009 et 2014.

Mais il est bien évident que le problème tient à la faiblesse de la proposition politique qui est faite aux électeurs, lesquels ne se sentent visiblement plus représenté.

Il ne faut pas oublier que le vote n’est pas une obligation et que, selon l’article 3 de la Constitution :

« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.

Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.

Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.

Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques. »

Mais, comme le rappelait « un odieux connard« , voter ne prend que 5 minutes.

Il ne s’agit donc pas d’une flemme ou d’un manque de volonté.

Il s’agit d’une situation de rejet. 

Et le premier responsable ne peut en être que le pouvoir en place, c’est-à-dire le gouvernement actuel dirigé par Emmanuel Macron et Jean Castex.

A mon sens, le message est clair.

Les français restent une population très attachée à la politique.

Mais 80% d’entre eux veulent éviter de revivre la dernière élection présidentielle.

LREM et le RN sont d’ailleurs les deux perdants de ce scrutin.

LREM se retrouve avec plusieurs listes qui ne passent même pas le premier tour malgré un soutien acharné du gouvernement et des parlementaires.

Et le RN se révèle finalement incapable de gagner ne serait-ce qu’une seule des deux régions où on le présentait pourtant comme grand favori.

La volonté de changement est palpable.

Du coup, à quoi bon aller voter aux régionales, pour des rôles qui n’auront de toute façon aucun impact sur l’exécutif ?

Ce que souhaitent les électeurs, c’est entamer la campagne présidentielle.

Depuis le début, cette élection régionale n’est vécue que comme un prélude à la présidentielle – quasiment comme une primaire, et ce à gauche comme à droite.

Mais là aussi, les électeurs ne l’ont pas accepté, refusant de perdre du temps à essayer de comprendre les jeux d’appareils supposés faire émerger tel ou tel candidat à la présidentielle.

C’est d’ailleurs à cette occasion que l’on mesure à quel point il est dommage que le mandat de l’exécutif soit nécessairement fixe et ne puisse pas être remis en question au fur et à mesure des élections intermédiaires.

Le message n’est donc pas si compliqué à comprendre pour la classe politique dominante et son cercle de commentateurs.

Depuis le 21 avril 2002, ils aimeraient mettre fin à ce qu’ils ressentent comme un système générant de nouvelles féodalités, de l’arbitraire et des inégalités.

Il y aurait bien des solutions. Mais encore faut il vouloir écouter ce qui est dit sans se réfugier dans des réactions de classe qui ne n’auront d’autre effet que de renforcer encore les réactions et les résistances.

Inutile de rajouter que la conséquence principale de cette abstention record, c’est que la campagne présidentielle qui commence sera sans doute d’une grande imprévisibilité et d’une grande violence.

Malheureusement la une de Libé ne fait que dévoiler la vérité du rapport de force pour la prochaine présidentielle

L’article et la une de Libération sonnent d’autant plus comme un électrochoc qu’ils sont le fruit d’un travail de recueil de témoignages qui paraît solide et convaincant.

Mais ce n’est probablement pas une question d’équilibre entre l’aile gauche et l’aile droite du gouvernement.

Le problème est bien plus profond.

La France fait depuis longtemps l’objet d’une division mettant aux prises ceux qui détiennent la légitimité sans pour autant disposer du pouvoir, et ceux qui détiennent le pouvoir sans pour autant disposer de la légitimité.

La légitimité populaire reste ainsi toujours enracinée – même si elle peine souvent à se concrétiser, et et ce que soient les politiques qui bénéficient du processus électoral.

En face, le pouvoir peut se montrer aussi autoritaire qu’il le souhaite, il n’a d’autre légitimité que celle d’incarner l’effectivité du pouvoir. Et même si c’est déjà beaucoup, ce n’est jamais suffisant.

Contrairement aux pays anglo-saxons où cette brisure s’exprime institutionnellement par le mécanisme des « checks and balances », la séparation des pouvoirs à la française s’inscrit dans ce cadre et se traduit par la circulation cyclique du politique au niveau national.

Depuis quatre ans, le gouvernement conteste et nie cette dynamique. Il s’efforce de profiter du statut et des postes qui sont garantis par son succès électoral pour se revendiquer comme le seul détenteur d’une légimité qui n’est pourtant qu’un simple emprunt.

Or, c’est oublier que deux factions s’opposent à ce sujet – toutes deux issues des antagonismes de la Révolution Française.

D’un côté, les tenants d’une République des principes estiment qu’il va de soi que les idées justes ont vocation à l’emporter, peu importe dans quelles conditions.

De l’autre côté, les critiques des dérives autoritaires du pouvoir n’entendent en retenir que les errements dont ils n’hésiteront pas à censurer les auteurs, quelles qu’en soient les conséquences.

Mais pour le gouvernement, ces deux facettes de l’opinion française n’ont pas lieu d’être.

Toute contradiction, toute opposition, tout obstacle se trouvent forcément rejetés du côté de la faute morale et politique, voire à n’en pas manquer bientôt, du complotisme.

Le problème est que l’enquête de Libération ne laisse que peu de doute. Si la République des valeurs a eu tendance à l’emporter à l’époque de l’élection de Jacques Chirac, ou lors de celle d’Emmanuel Macron, ce n’est visiblement plus le cas aujourd’hui.

Ce n’est hélas que logique dans la mesure où la République des valeurs repose nécessairement sur la vertu au moins affichée de ses représentants, lesquels n’ont pas donné depuis quatre ans l’image de responsabilité qui était attendue d’eux.

Le problème n’est donc pas celui d’un calcul politicien pour affiner le réglage entre la gauche et la droite au sein du pouvoir.

Il est celui de l’importance de la morale et des valeurs au sein de la République française .

C’est en réalité là que le bat blesse.

C’est d’ailleurs ce qui ressort largement des centaines de témoignages recueillis par Libé, mais aussi des réactions qu’on peut lire sur les réseaux sociaux.

Et sur ce point, aucune porte de sortie ne semble se dessiner. La seule réponse du gouvernement semble être celle de la culpabilisation plutôt que celle de la remise en question et du retour aux valeurs. On peut raisonnablement craindre que loin de pouvoir servir de bouclier, le Président ne se devoile aujourd’hui comme le plus mauvais candidat pour espérer remporter le duel annoncé.

La révolution libertarienne des monnaies virtuelles

Il y a toujours quelque chose d’amusant à remettre la main sur des articles qu’on a écrits il y a longtemps, mais qui sont remis au goût du jour par l’actualité.

Alors que les gens se battent pour essayer de savoir comment réguler les cryptos, le bitcoin, l’ether, leur fiscalité, les ICOS, etc. je viens de retrouver cet article écrit en 2011 sur les monnaies virtuelles vu sous l’angle des MMORPGS et de SilkRoad.

Je me permets de le rediffuser ici pour le plaisir :

Le Bullshit Marketing à l’usage des honnêtes gens

En parcourant le web, je retombe sur cet article de 2015 qui était paru dans Technikart et qui n’a pas tant vieilli que ça :

« Uber et les taxis : qui doit s’adapter »… Et si le numérique n’était qu’un prétexte pour la dérégulation néolibérale des services publics ? 

Esprit m’a demandé un petit article pour leur numéro de ce mois-ci intitulé « Uber et les taxis : qui doit s’adapter ? »

La question est évidemment piégée… avec en toile de fond le danger que le numérique se transforme en un simple prétexte pour une dérégulation néolibérale des services publics.

Alors, à votre avis, qui doit s’adapter ?

Source : Revue ESPRIT

A better version of Werewolf… with an iPhone app!

Playing Werewolf but replacing the game master with an iPhone app… what a brilliant move!

A better version of Werewolf – Boing Boing.

A better version of Werewolf - Boing Boing

The FT hopes to destroy Piketty… by using the excel sheets that he put online!

« The Financial Times analysis is definitely provocative. »

You bet it is…

Via : A New Critique of Piketty Has Its Own Shortcomings – NYTimes.com.

And via : http://www.nytimes.com/2014/05/24/upshot/did-piketty-get-his-math-wrong.html?_r=0

Comme le dit Patrick Weil, suspendre Schengen c’ est devoir mettre aux frontières des milliers de policiers. On les prend où?

Et ils sont pas mieux occupés ailleurs ?!?

Via : EN DIRECT. Nicolas Sarkozy réveille la campagne européenne – Le Point.

EN DIRECT. Nicolas Sarkozy réveille la campagne européenne - Le Point

En Inde, c’est le vieux marronier de la démocratie par internet qui redémarre…

On se dit que cette fois c’est trop gros, que ca ne passera pas… surtout quand on voit le profil du candidat vainqueur. Mais non, c’est un des marroniers du numérique… Le Monde tient absolument à nous apprendre que « 56 millions de tweets ont été échangés »… soit 1 tweet pour 22 habitants.

Via : Les réseaux sociaux sortent gagnants des élections Indiennes.

Les réseaux sociaux sortent gagnants des élections Indiennes